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Mare Sapiens explore les traces humaines sous la baie de Marseille

Émilien Caradec 2 min de lecture
Mare Sapiens explore les traces humaines sous la baie de Marseille

La baie de Marseille est au centre de Mare Sapiens, un film expérimental écrit et réalisé par l’anthropologue et artiste Aurélie Darbouret avec Jeff Silva. Présenté à l’occasion du festival Agir pour l’océan, le film propose une traversée sous-marine de la baie, tournée entièrement sous l’eau et en lumière naturelle.

Selon liberation.fr, le projet est lié à PrésHuMer, un programme interdisciplinaire réunissant océanographes et anthropologues autour de l’étude des pressions humaines exercées sous la surface de la mer. Le travail interroge aussi les images et les sons produits sur le milieu marin, ainsi que ce qui reste peu visible dans les représentations habituelles.

Des activités humaines présentes sous l’eau

Le film montre des hors-bords, des câbles sous-marins, du forage, des plongeurs, des filets de pêche et un vélo posé sur le sable. Ces éléments rappellent que les fonds de la baie portent eux aussi les traces des activités humaines.

La mer n’y apparaît pas comme un espace sans règles. Filmer ou immerger des outils suppose notamment des autorisations. Le regard du film se veut distancié et critique sur les présences humaines en mer : les gorgones et les poulpes y observent les plongeurs et les véhicules sous-marins télécommandés comme des invités ou des intrus.

Faire entendre la baie

Mare Sapiens s’appuie également sur des enregistrements réalisés sur place avec des hydrophones. Dans la baie de Marseille, le paysage sonore associe les crépitements d’invertébrés, le ressac et de nombreux bruits liés aux activités humaines, dont les moteurs. Les nuisances sonores sous-marines sont de plus en plus connues, mais restent peu prises en compte dans l’expérience ordinaire de la mer, indique Aurélie Darbouret à liberation.fr.

Ce mercredi 16 septembre, le film est annoncé pour une projection le vendredi 25 septembre à 20 h 30, à Lannilis, dans le Finistère, dans le cadre du festival Agir pour l’océan. Les projections doivent notamment nourrir des échanges avec des publics liés au milieu marin, notamment dans les clubs de plongée.

Source : liberation.fr

Émilien Caradec

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