Société

À Marseille, des riverains démunis face au crack dans les rues du centre

Émilien Caradec 2 min de lecture

À Marseille, la consommation de crack à ciel ouvert s’est renforcée depuis quelques mois dans certains quartiers du centre-ville, selon 20minutes.fr dans un article publié ce lundi 31 août. Le phénomène est particulièrement visible autour de la gare Saint-Charles, de la porte d’Aix, des Réformés et de la place Alexandre-Labadié, dans le 1er arrondissement.

Selon 20minutes.fr, des associations de terrain ont identifié une vingtaine de zones d’intervention prioritaire où des usagers se regroupent et consomment. Cette géographie change toutefois régulièrement, au gré des opérations policières qui dispersent les consommateurs.

Des habitants décrivent un quotidien sous tension

Autour de la place Alexandre-Labadié, plusieurs riverains disent vivre une situation très difficile. Marie, habitante d’un immeuble donnant sur le square, témoigne auprès de 20minutes.fr : « C’est insupportable, on entend crier du matin au soir ». Elle évoque aussi des personnes qui se piquent, des disputes et des seringues retrouvées. Une autre habitante, Catherine, dit éviter de sortir la nuit.

Philippe, qui vit dans le quartier depuis dix ans, décrit un mois d’août très éprouvant, avec des personnes droguées étendues au sol. Un commerçant du secteur, Benjamin, affirme que des consommateurs s’installent devant les immeubles et parfois sur des motos exposées devant sa boutique. Pour lui, la situation s’est fortement dégradée depuis deux mois.

Thibault Imhoff, président du Comité d’intérêt de quartier Chapitre-Réformés, parle à 20minutes.fr d’une « catastrophe sanitaire et sociale à tous les niveaux ». Il indique recevoir des alertes quotidiennes de riverains et appelle à une reprise du dialogue avec les CIQ. Plusieurs pétitions circulent également sur les réseaux sociaux, selon le média.

Un plan local autour du collectif Tempo

Des réponses locales sont évoquées. Le collectif Tempo, lancé en février, réunit des associations de première ligne, l’AP-HM et d’autres partenaires pour bâtir une stratégie commune face à cette crise du crack. La médiation avec les habitants fait partie des pistes travaillées.

Marianne Poisson, coordinatrice du projet Tempo et salariée de Médecins du Monde, estime auprès de 20minutes.fr que les habitants assistent à des scènes intolérables. Elle souligne aussi l’absence d’un lieu sécurisé pour mettre à l’abri les consommateurs, ce qui maintient selon elle la présence dans la rue et augmente les risques pour tous.

Source : 20minutes.fr

Émilien Caradec

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