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Au Mucem, les Libres nageurs réclament l’ouverture d’une baignade

Émilien Caradec 2 min de lecture
Au Mucem, les Libres nageurs réclament l’ouverture d’une baignade

Les Libres nageurs ont mené une nouvelle action au Mucem hier, dimanche 13 septembre. Le collectif marseillais de nage en eau libre s’est retrouvé derrière l’armature du musée, au bord du Fort Saint-Jean, pour son rendez-vous mensuel du 13. Les participants ont plongé dans le bassin qu’ils qualifient de piscine interdite, selon laprovence.com.

Pour cette mobilisation, les nageurs avaient choisi la dérision. Certains portaient des tenues de prisonniers et de faux boulets attachés à la cheville. Leur objectif reste l’ouverture au public du bassin creusé en 2013.

Un lieu de baignade et de rafraîchissement

Le collectif ne demande pas que le site devienne un équipement de natation. Il souhaite un espace de loisir et de rafraîchissement accessible au public. Pierre-Yves Graf, l’un de ses porte-paroles, estime que le littoral doit davantage répondre à la fréquentation touristique. Il souligne aussi l’absence d’accès à l’eau entre la Corniche et l’Estaque.

La demande est portée depuis plusieurs années. Elle figure également parmi les promesses du grand plan pour la mer annoncé par Benoît Payan pendant sa campagne de réélection aux municipales, rapporte laprovence.com. Les membres du collectif disent toutefois s’impatienter.

Ils mettent en avant plusieurs points : l’absence de surveillance sur les plages depuis la rentrée, les risques liés aux rochers et aux sauts sur la Corniche, ainsi que l’état récent et propre du bassin. Ils contestent aussi l’argument de l’image du site, alors que des bateaux de location et deux bungalows sont installés à proximité depuis quelques mois.

Des échanges ont été engagés avec la Ville, par l’intermédiaire de l’adjointe à la mer Capucine Edou, et avec Patrick Maddalone, directeur d’exploitation du port de Marseille. Les Libres nageurs prévoient de poursuivre leurs rendez-vous durant l’hiver. Ils ont aussi rejoint l’Union pour la baignade urbaine, avec des collectifs de Toulouse, Grenoble, Metz et Paris, en vue d’une action commune à la fin septembre.

Source : laprovence.com

Émilien Caradec

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