Niveau de vie à Marseille : des hausses plus fortes dans les quartiers aisés
À Marseille, le niveau de vie médian par unité de consommation atteint 20 600 euros en 2021, soit 1 720 euros par mois. Ce niveau reste inférieur à celui de la France métropolitaine et constitue le plus faible parmi les cinq plus grandes villes, selon les données de l’Insee rapportées mercredi par laprovence.com.
La ville se distingue aussi par un taux de pauvreté monétaire de 25,8 %, contre 14,9 % en France métropolitaine. Entre 2013 et 2021, le niveau de vie médian a toutefois progressé, inflation prise en compte, dans la très grande majorité des quartiers marseillais.
Des progressions plus élevées dans les quartiers aisés
Les hausses moyennes les plus importantes concernent les quartiers intermédiaires hauts, avec 8,6 %, puis les quartiers les plus aisés, avec 8,5 %. Cela représente respectivement des gains moyens de 1 960 et 2 340 euros par quartier sur la période. Dans les quartiers les plus modestes, la progression moyenne est de 6,2 %, soit 760 euros.
Parmi les 28 quartiers dont le niveau de vie médian a augmenté de plus de 10 %, 15 appartiennent aux catégories intermédiaires hautes ou aisées. Ils se trouvent notamment au sud, avec Les Goudes, Endoume, Montredon et Vaufrèges, à l’est avec Éoures, La Treille, La Valentine et La Barasse, ainsi qu’au centre-ville avec Castellane, Vauban et Palais-de-Justice.
Selon l’Insee, l’évolution de la population résidente explique une partie de ces hausses. À Endoume, Castellane et Vauban, la part des cadres, déjà élevée en 2013, s’est renforcée.
Des écarts sociaux qui restent marqués
Des quartiers moins favorisés ont aussi connu des hausses supérieures à 10 %, notamment Belsunce, Noailles et Thiers. C’est également le cas des Borels et de plusieurs secteurs proches d’Euroméditerranée, dont La Joliette, Les Crottes, La Vilette, Saint-Mauront et Les Grands-Carmes.
À l’inverse, les hausses inférieures à 6 % concernent majoritairement des quartiers aux niveaux de vie les plus faibles, comme La Belle-de-Mai, les Chartreux ou la Timone. Le taux de pauvreté y augmente, comme dans la plupart des secteurs concernés. Le Roucas-Blanc reste le quartier où la concentration de hauts revenus est la plus forte : 49 % de ses habitants font partie des 10 % de Marseillais les plus aisés, selon laprovence.com.
Source : laprovence.com
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