Société

À Marseille, des policiers portent plainte contre Sébastien Delogu

Émilien Caradec 2 min de lecture

Une altercation entre le député LFI Sébastien Delogu et trois policiers a eu lieu lundi après-midi à Marseille, aux abords de l’immeuble où habite l’élu, selon 20minutes.fr. Les policiers ont porté plainte pour outrage. Le député a lui aussi déposé plainte. Une enquête a été ouverte.

Les faits se seraient produits dans le 2e arrondissement, après un appel concernant le vol d’une montre de luxe. D’après les éléments rapportés par 20minutes.fr, les policiers indiquent être arrivés devant un immeuble où le suspect se serait réfugié. C’est à ce moment qu’ils auraient croisé Sébastien Delogu.

Deux versions opposées

Selon la version des agents du Service interdépartemental de sécurisation des transports en commun, le député aurait tenté de les empêcher d’entrer dans l’immeuble. Ils affirment aussi qu’il leur aurait tenu des propos outrageants, notamment : « la République, c’est moi ».

La version de Sébastien Delogu est différente. Dans un courrier adressé à la préfète et consulté par BFMTV, cité par 20minutes.fr, le député raconte avoir vu « un homme portant un sac à dos et une casquette » tenter « de pénétrer vigoureusement » dans son immeuble, en l’empêchant avec son pied de fermer la porte.

L’élu accuse également un policier de l’avoir insulté de « merde » et d’avoir affirmé qu’il « puait de la gueule ». Les deux camps s’opposent donc sur le déroulé de la scène et sur les propos tenus.

Une affaire désormais entre les mains de l’enquête

Ce mardi, l’affaire ne repose plus seulement sur un échange tendu aux portes d’un immeuble marseillais. Avec les plaintes déposées de part et d’autre, l’altercation entre dans un cadre judiciaire. L’enquête devra établir ce qui s’est passé lundi après-midi et vérifier les accusations portées par les policiers comme par le député.

À Marseille, cette plainte ajoute un nouvel épisode de tension entre un élu local de premier plan et des agents de police, chacun défendant publiquement sa version des faits.

Source : 20minutes.fr

Émilien Caradec

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