Société

La baie de Marseille écoutée sous l’eau par des micros

Émilien Caradec 2 min de lecture

Publié aujourd’hui par laprovence.com, le travail présenté autour de la baie de Marseille s’intéresse à un paysage rarement perçu depuis la ville : le son sous la surface. Aurélie Darbouret, ancienne journaliste radio et doctorante en anthropologie, a placé des micros sous l’eau pour écouter ce qui se déploie dans la baie.

La démarche donne à entendre une mer qualifiée d’anthropisée par laprovence.com. Autrement dit, un milieu marin dont le son est marqué par l’activité humaine. Le sujet ne porte pas sur les bruits entendus depuis le rivage, comme les baigneurs ou le ressac, mais sur ce qui se produit sous l’eau.

Un milieu difficile à identifier par l’oreille

Dans une pièce sonore intitulée Au-delà du silence, d’une durée de près de huit minutes, Aurélie Darbouret invite à « tendre l’oreille sous l’eau », selon les termes rapportés par laprovence.com. La chercheuse explique que les sons sous-marins ne font pas partie du répertoire habituel connu, à l’exception de motifs très identifiés comme le chant des baleines à bosse.

Cette écoute laisse donc une part d’incertitude. La source évoque plusieurs questions ouvertes : le son entendu peut-il venir d’une rascasse, d’un mérou, d’une gorgone, du courant dans les herbiers de Posidonie ? Le travail montre surtout que ces sons restent difficiles à reconnaître pour des oreilles habituées au monde terrestre.

Les plongeurs aussi confrontés à cette limite

Selon laprovence.com, les plongeurs eux-mêmes peinent à identifier l’origine des sons sous l’eau. La chercheuse indique notamment que le son n’arrive pas aux oreilles de manière latéralisée. Il devient donc difficile de savoir d’où vient un bruit de moteur. Les bateaux peuvent ainsi être vus au dernier moment.

L’article souligne aussi que les plongeurs portent souvent leur attention sur la vue. Leur perception sonore est en partie atténuée par la capuche en néoprène utilisée contre le froid. Cette observation apporte un éclairage local sur la connaissance du milieu marin marseillais : sous la surface, la baie ne se comprend pas seulement par ce que l’on voit, mais aussi par ce que l’on parvient, difficilement, à entendre.

Source : laprovence.com

Émilien Caradec

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