Économie

Grève chez Arkema à Saint-Menet : les non-grévistes finalement rémunérés

Émilien Caradec 2 min de lecture
Grève chez Arkema à Saint-Menet : les non-grévistes finalement rémunérés

À l’usine Arkema de Saint-Menet, à Marseille, les salariés non grévistes placés au chômage technique pendant le mouvement social seront finalement rémunérés. La direction est revenue sur sa décision après un accord de sortie de grève, suivi d’un vote en assemblée générale pour reprendre le travail.

Le conflit avait débuté le 29 septembre. Les salariés réclamaient des mesures de pouvoir d’achat, sous forme de hausses de salaire ou de primes, explique la CGT. L’usine produit de l’acide amino-undécanoïque, utilisé notamment dans les secteurs automobile, pétrolier, médical et alimentaire.

Des salariés renvoyés chez eux sans rémunération

Le 8 octobre, soit il y a neuf jours, de nombreux salariés non grévistes ont reçu une notification de chômage technique. Ils devaient rentrer chez eux sans rémunération ni indemnisation, avec la possibilité de poser des jours de récupération ou des congés payés.

Arkema a justifié cette mesure par une incapacité totale à produire sur le site. Le groupe indique avoir consulté les représentants du personnel et précise que la décision concernait une partie des salariés directement liés à la fabrication. La direction a également indiqué que 6 % des effectifs étaient en grève.

La CGT conteste cette analyse et considère que la production pouvait se poursuivre. Le syndicat souligne que l’établissement est classé Seveso et que des travaux sont programmés plusieurs semaines à l’avance.

Des relations de travail dégradées

Lors du comité social et économique extraordinaire, le syndicat a dénoncé une mesure susceptible d’opposer grévistes et non-grévistes. Un inspecteur du travail a évoqué le terme de lock-out partiel, selon nvo.fr. Cette pratique correspond à une fermeture décidée par l’employeur en réponse à une grève. Elle peut être admise notamment lorsqu’il est matériellement impossible de poursuivre l’activité ou lorsque la sécurité des biens et des personnes est menacée.

Les négociations se poursuivent. La CGT fait état d’avancées comprenant cinq embauches et des discussions sur des problématiques locales dans l’usine. Le syndicat estime toutefois que l’épisode du chômage technique a durablement abîmé les relations entre salariés et encadrement.

Source : nvo.fr

Émilien Caradec

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