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À Marseille, la cellule anticorruption cible les complicités du narcotrafic

Émilien Caradec 2 min de lecture
À Marseille, la cellule anticorruption cible les complicités du narcotrafic

Un an après sa création, la cellule anticorruption du parquet de Marseille s’est déjà saisie de 44 affaires de corruption impliquant des agents publics, selon lexpress.fr. Cette unité a été mise en place en octobre 2025 pour rechercher d’éventuelles complicités criminelles dans les administrations pénitentiaire, judiciaire et policière, ainsi que dans le monde politique.

Son action vise notamment le risque d’infiltration de la criminalité organisée au sein des institutions publiques. À Marseille, ce travail concerne donc les possibles relais ou fuites d’informations dont pourraient bénéficier des organisations liées au narcotrafic.

Deux agentes du tribunal mises en examen

L’affaire la plus emblématique citée par lexpress.fr concerne deux agentes du tribunal judiciaire de Marseille. En décembre 2025, Le Monde a révélé leur mise en examen. Elles sont accusées d’avoir consulté illégalement des fichiers contenant des informations sensibles sur des dossiers en cours.

L’une des deux agentes est notamment soupçonnée d’avoir vendu et transmis certaines données à un ancien compagnon. Cet homme est présenté comme proche supposé d’un membre important de la DZ Mafia, une organisation criminelle marseillaise de narcotrafic.

Cette procédure est toujours en cours. Elle est aussi la première affaire ayant conduit à des mises en examen depuis la création de la cellule anticorruption du parquet de Marseille.

Publié ce mardi 6 octobre, l’article de lexpress.fr souligne ainsi l’ampleur des dossiers déjà examinés par cette cellule. Il met aussi en avant la diversité des personnes susceptibles d’être concernées : des agents du tribunal, des policiers, des personnels d’autres administrations et des élus.

Source : lexpress.fr

Émilien Caradec

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