Société

Marseille : les associations réclament un plan global face à l’explosion du crack

Émilien Caradec 2 min de lecture

Une situation préoccupante au cœur de Marseille

Ce mercredi 2 septembre 2026, la tension reste vive dans les rues de Marseille. Depuis six mois, les acteurs de terrain observent une progression exponentielle de la consommation de crack. Selon 20minutes.fr, le collectif « Tempo », qui regroupe des associations locales, Médecins du Monde et l’AP-HM, estime qu’environ 200 consommateurs en situation de grande précarité occupent le centre-ville, un chiffre qui pourrait atteindre 500 personnes en incluant les profils plus invisibles.

Le collectif Tempo appelle à l’action

Face à ce constat, les associations prônent une stratégie globale plutôt qu’une simple approche policière. Ce projet repose sur plusieurs piliers : le développement des maraudes, l’accès au logement et l’ouverture de Haltes Soins Addictions (HSA). Un premier immeuble, mis à disposition par la préfecture et la ville, permet d’héberger 18 personnes, mais les acteurs du terrain réclament une vingtaine de structures similaires pour répondre à l’urgence.

Si la municipalité, par la voix de l’adjoint à la santé Anthony Gonçalves, réaffirme son engagement à hauteur de 500.000 euros par an, elle juge les moyens actuels insuffisants. La ville demande une impulsion financière de l’État, précisant qu’un courrier adressé par le maire Benoît Payan au Premier ministre en mai dernier est resté sans réponse.

Le projet, qui intègre également un renforcement des soins psychiatriques et une meilleure médiation avec les riverains, espère trouver un écho favorable à l’occasion de cette rentrée. Si le sujet des « salles de shoot » reste un point complexe, la nécessité d’une réponse structurelle pour faire face à cette crise sanitaire et sociale semble faire consensus parmi les acteurs locaux.

Source : 20minutes.fr

Émilien Caradec

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