Vie locale

Phoque moine : à Aix-Marseille, des chercheurs étudient les conditions d’un retour

Émilien Caradec 2 min de lecture
Phoque moine : à Aix-Marseille, des chercheurs étudient les conditions d’un retour

Disparu des calanques de Marseille vers 1945, le phoque moine de Méditerranée est aujourd’hui au cœur de recherches menées à Aix-Marseille Université. Actif depuis 2025, le programme B3M étudie sa présence historique et l’acceptabilité d’un retour sur les côtes françaises et italiennes, rapporte sciencepost.fr.

Porté par l’équipe de Daniel Faget, avec le CNRS et le laboratoire TELEMMe, ce travail pose une question concrète : quelle place les activités humaines pourraient-elles laisser à cet animal sur le littoral ?

Des espaces à l’abri des regards

Pour Daniel Faget, les côtes françaises ne sont pas prêtes à accueillir de nouveau des phoques moines. Leur retour supposerait de leur réserver des espaces où vivre sans être dérangés. Cette exigence concerne notamment la plaisance, la pêche et l’aquaculture.

Le phoque moine, qui peut peser jusqu’à 315 kg et mesurer 2,8 mètres, met bas dans des grottes. Le pic des naissances se situe entre septembre et novembre. La fréquentation des côtes, les dérangements et la perte des plages de mise bas ont contribué à son déclin, en plus de la chasse. Dans les calanques, les derniers individus ont été tués vers 1945, en grande partie par des pêcheurs.

Une population étudiée en Grèce

Depuis octobre 2025, la Fondation de la Mer mène aussi un programme en mer Ionienne avec l’association grecque Kosamare, Aix-Marseille Université et l’Université de Thessalonique. Les chercheurs reconnaissent chaque phoque grâce à ses marques. Ce suivi permet de mieux comprendre la vie d’une population encore présente et les milieux à protéger ailleurs.

L’espèce est classée éteinte à l’état sauvage en France métropolitaine et vulnérable à l’échelle mondiale. Selon l’UICN, entre 260 et 415 individus subsisteraient en Europe, hors colonies atlantiques de Madère et de Mauritanie.

Source : sciencepost.fr

Émilien Caradec

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